INTERVIEW : Veya et Fitz, des compagnons de vie bien particuliers


Connaissez-vous Emilie du compte instagram @the_malicollies ? Ses chiens Veya et Fitz tiennent une place toute particulière dans sa vie et j'ai eu envie d'en apprendre davantage sur leur histoire très touchante et spéciale ! Adoption, communauté sur les réseaux sociaux, épanouissement, se reconstruire après la perte de son animal, éducation et "tricks"... nous avons abordé de nombreux sujets !

Emilie a pris contact avec moi sur instagram il y a quelques temps pour me parler de ses chiens. En découvrant son histoire, j'ai tout de suite eu envie d'en savoir plus. Ce trio vit une relation très fusionnelle et intense, rythmée par les représentations de dog-dancing et de tricks. Mais Veya et Fitz sont avant tout un énorme soutien émotionnel pour Emilie, qui a perdu ses deux précédents chiens dans de terribles circonstances et qui a été victime de harcèlement sur les réseaux sociaux... Avec humilité et franchise, elle nous livre aujourd'hui son récit très émouvant sur la place que ses chiens occupent dans sa vie.


Tu as adopté tes chiens dans des conditions bien particulières. Peux-tu nous en dire davantage ?

Peu de temps avec le décès suite à un accident, de ma précédente border collie, j’ai pu accueillir ma chienne Veya grâce à une cagnotte que mes proches avaient organisés. C'était début 2017 : j'étais dévastée, sous anti-dépresseurs, en difficultés financières car je ne pouvais plus travailler, et grâce à leur soutient j'ai pu aller chercher cette merveille chez des particuliers alors qu'elle avait presque 3 mois. Quelques autres personnes moins proches, touchées par ma situation, ont aussi voulu nous aider via les réseaux sociaux. Je ne remercierais jamais assez ceux qui se sont mobilisés pour que Veya entre dans ma vie. Elle a été mon « chien médicament ». Elle m'a soutenue alors que j'avais l'impression que le monde, et la vie en elle même, se retournait contre moi.

Puis le temps est passé, j'ai changé de vie… Je suis partie m'installer chez mon compagnon en Île-de-France où j'ai recommencé à travailler, et nous avons ainsi pu adopter Fitz : un border croisé malinois, qui a aussi une histoire particulière.

En juin 2018, j'ai vu l’annonce sur les réseaux sociaux d'une personne qui allait faire euthanasier ses chiots sur les soit-disant conseils de son vétérinaire. La portée était non désirée et la mère trop jeune et trop faible pour s’occuper de ses 7 petits. 3 ou 4 chiots devaient donc être piqués. Quelques jours plus tard, j'ai annoncé à mon compagnon que j'allais faire l'aller-retour jusqu’à Marseille pour récupérer un des chiots. Nous devions seulement le sevrer le temps de mes vacances, et lui chercher une famille définitive par la suite. J'ai choisi de m'occuper du plus petit de la portée et j'ai finalement également pris 2 femelles en plus pour les autres familles d’accueil prévues. Je suis donc rentrée en train, avec les 3 chiots qui avaient seulement 5 jours. J’avais avec moi tout le matériel de stérilisation et d'aseptisation pour leur préparer les premiers biberons pendant ces 5h de trajets… Ayant travaillé dans le milieu médical en tant qu'étudiante infirmière et aide soignante, j'avais encore de bons souvenirs sur comment il fallait procéder. C'était déjà une sacrée aventure !

Quelques semaines après, nous avons décidés que le plus petit chiot, que nous avions appelé Fitz, resterait avec nous. Il s’est tout de suite révélé un super chiot très vif, observateur et joueur ! Veya a été pour lui une référente exemplaire. J’ai également pu avoir des contacts avec des associations et vétérinaires qui nous ont bien conseillés. Et heureusement, car sevrer soit-même un chiot n'est pas quelque chose d'anodin. Il n'a aujourd'hui aucun problème de communication avec ses congénères. Il est bien dans ses pattes, un peu brut, mais tellement gentil ! C'est un bonheur au quotidien d'avoir ce duo si complémentaire avec nous.

Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir le border collie plutôt qu’une autre race ? Le caractère de tes chiens est-il représentatif de cette race ?

Le border collie est une race que j'ai découvert dans mon enfance, en regardant le film « Babe » : suivi d’un gros coup de cœur et d’une fascination qui ne m'ont jamais quittée. J'ai toujours été en adoration pour les animaux, de toutes espèces, mais dans ma famille nous n'avions pas de chiens. J'ai donc attendu d'être indépendante pour me lancer.

Cependant j'avais peur d'accueillir un border collie car on me disait souvent que ça ne serait pas gérable en appartement, qu'il fallait être très disponible, faire du travail en troupeau chaque semaine… Je me suis donc tournée vers d'autres races pour commencer : le shiba inu et le berger australien. La shiba est restée avec mon ex-compagnon, elle m'a beaucoup appris sur les chiens de par son caractère particulier. Mon berger australien m'a conforté dans l'idée que je préférais les chiens de berger. Il était exceptionnel, plein de joie de vivre, à l'écoute, calme, affectueux... Je n'ai connu aucun autre « Aussie » comme lui.

Quelques mois après son arrivée, je réservais ma première border collie, Yuska. Je me sentais prête à réaliser ce rêve, j'avais pris de l'expérience, je souhaitais pousser mes connaissances pour devenir par la suite éducateur canin. Mais quelques semaines avant de l'accueillir, j’ai perdu mon berger australien... Heureusement Yuska m’a vite rejointe et ce fut la révélation. Cette race, ou plutôt cette chienne, était mon âme sœur canine. Jamais je n'avais connu une telle fusion avec un autre être vivant. Nous vivions ensemble avec intensité, entre agility, obérythmée, travail de troupeau de temps en temps, balades bien sûr, campings, séminaires, formations... Mais le rêve s’acheva brusquement lorsqu’elle s’est éteinte dans mes bras. Inutile de décrire la douleur de perdre tout son univers en une fraction de seconde. Il n'y a aucun mot pour ça. Depuis sa rencontre, je ne me voyais plus vivre sans border.

Grâce à la cagnotte, Veya est ensuite entrée dans ma vie pour que je continue à avancer. Elle est très différente de Yuska mais je l'aime tout autant. Plus sensible, plus craintive… je n'étais pas non plus dans un bon état émotionnel. Nos débuts ont été difficiles, mais le charme du border, qui donnerait tout pour son humain, a encore une fois finit par me séduire. Elle mérite tout l'amour du monde. Pour moi, c'est ça le border collie : un chien à la fois complexe et complice, avec qui on peut partager toutes les aventures possibles, avec qui on peut danser, courir, ramer, pédaler, surmonter nos difficultés. Sa sensibilité nous apprend à nous remettre en question, aux conséquences de nos actes, à combler ses besoins et se réjouir de son bonheur. Il donnerait tout pour nous, c'est la moindre des choses de penser à ce qui est bon pour lui. Et au final, après plusieurs tests, Veya n'a pas vraiment un fort instinct de travail au troupeau, alors pour l'instant on a laissé cette activité de côté. Fitz par contre est un beau mélange de malinois et de border. Il comble ses "faiblesses" par le caractère du malinois, mais il va falloir que j'aille le tester au troupeau aussi parce qu'il semble déjà montrer des attitudes sur les pigeons parisiens...

Comment se passe la cohabitation avec 2 chiens ?

C'est impeccable, le rêve. Quand Fitz était encore au biberon, Veya était déjà d'une patience et d'une douceur exemplaire avec lui. Lui a toujours été très affectueux et joueur avec elle. J'alterne entre des balades individuelles et en duo, en évitant toujours le milieu urbain pour Veya qui a mal vécu mon changement de vie. Elle a grandit dans les campagnes de l'Est, alors Paris... non merci ! Heureusement j'ai de nombreux bois et parcs aux alentours de notre province pour en profiter aussi avec elle.

Ils sont toujours ensemble. Fitz a du mal à rester seul sans elle ou mon compagnon à la maison, mais Veya peut rester toute seule sans souci. Ils s'entendent tous très bien, même s'il faut bien que ça râle encore de temps en temps : je les laisse régler seuls leurs petits conflits.

Fitz est un vrai goinfre… Veya a du lui expliquer plusieurs fois qu'il ne fallait pas qu'il s'approche de sa gamelle. En balade en groupe, ils sont toujours ensemble. Ils sont aussi complices pour faire des petites bêtises : comme déchiqueter un carnet qui traînait sur la table, aller embêter le chat dans l'appartement, aller aboyer à la fenêtre le livreur ou un visiteur qui s'approche trop près de la porte du jardin... Bref, de vrais frangins !


Tu as une relation très fusionnelle avec Veya et Fitz… quelle place ont-ils dans ta vie ?

A l'époque, mes chiens étaient vraiment toute ma vie. Aujourd'hui, avec le temps et l'expérience, j'ai pris du recul là dessus. J'apprends à vivre sans leur soutien émotionnel - c’est quand même une grande pression que nous pouvons leur mettre - en ayant réussi à surmonter petit à petit mon anxiété sans leur présence. Ils sont bien sûr toujours au centre de mon attention. Je pourrais parler d'eux pendant des heures, de ce qu'ils m'apportent, de ce que j'essaie de mon coté de faire pour eux. Partir en balade permet de me soulager de la pression de la vie parisienne où je fais mes études. Jouer, s’entraîner, apprendre, partager... je ne m'en lasse pas.

Veya ne me suit pas partout à causes de mauvaises expériences dans le milieu urbain, c'est plus un fardeau pour elle qu'un moment de plaisir. Par contre Fitz vient avec moi dès que possible : en salons animaliers, en virée shopping, en shooting - étant aussi photographe animalière…

Nos histoires sont différentes, nos liens aussi. Veya était là pendant les jours les plus sombres de ma vie, et je sais qu'elle le sera toujours. Elle a été si parfaite pour aider Fitz à grandir comme il faut. Et lui, je l'ai vu ouvrir ses yeux, faire ses premiers pas, s'exprimer pour les premières fois... J'étais là pour toutes ses premières fois. C'était épuisant de lui préparer le biberon toutes les 3 heures, de gérer les transitions, adapter son environnement pour qu'il s'épanouisse comme il faut... mais c'est devenu un souvenir que nous chérissons précieusement. Il m'a redonné confiance en moi, juste en ayant réussi à faire de lui le chien qu'il est aujourd'hui. Avec eux à mes côtés, tout semble possible. Mes chiens, ceux qui sont encore à mes côtés et ceux qui m’ont quittée, sont par essence des piliers de la vie que je me construis.

Tu as subi des harcèlements sur les réseaux sociaux. Comment tes chiens t’ont-ils aidé à t’en sortir ?

J'avais une page facebook où je partageais mon aventure avec mes premiers chiens. C'était mon exutoire, j'adorais échanger avec d'autres passionnés et l'idée d'appartenir à une communauté. J'étais assez isolée dans la vie réelle à l’époque. J'avais eu de mauvaises expériences pendant ma scolarité mais je me sentais protégée sur internet. Quelle erreur...

J'avais évidemment annoncé la perte de mon berger australien, où j'avais reçu beaucoup de soutien. Mais quand ma border collie Yuska est partie aussi, nous étions tous dans l'incompréhension la plus totale. Les insultes et rumeurs ont commencé à se diffuser : "elle les a tué", "elle les maltraite", "elle est morte à cause d'une photo". En effet il existait une photo sur ma page où Yuska posait sur un muret semblable à celui d’où elle a chuté lors de l’accident. Sauf que ce n’était pas au même endroit ; sur la photo il y avait de la pelouse tout autour. J’ai eu beau expliqué et montré ces preuves à la personne ayant lancé la rumeur, malgré son démenti, les accusations ont persistées. Pourtant personne n'était là avec moi, quand je réalisais ce qu'il se passait, quand j'attendais les secours pour ma chienne, quand je hurlais ma douleur.

Les gens confondent les réseaux sociaux avec les personnages de fiction que l'on peut voir à la télévision ou au cinéma. Vous pouvez insulter un comédien jouant un rôle parce qu'il dit quelque chose qui ne vous plait pas, il n'existe pas. Mais derrière nos écrans, sur instagram, twitter, facebook… ce ne sont pas des personnages, mais des personnes réelles, avec des vécus, expériences et visions qui peuvent différer des nôtres. La plupart des gens veulent partager des histoires vraies et sincères. Mais les spectateurs aiment malheureusement les scandales et avoir des choses à raconter sur les autres sans chercher à comprendre. Peu importe la vérité, "il n'y a pas de fumée sans feu" comme ils disent. Mais avec ça, un simple petit brasier peut vite devenir un incendie : cela devient disproportionné et très dur à encaisser pour celui qui le vit… Surtout que j'étais encore en plein deuil. Aujourd'hui encore, je n'en suis pas totalement remise et j'en garde des séquelles.

Le coup de massue a été quand j'ai voulu héberger une connaissance des réseaux sociaux avec qui je parlais beaucoup, et qui me disait être dans le besoin. Je l'ai accueillie elle et ses animaux pendants plusieurs semaines, voire plusieurs mois il me semble. Je me suis rendue compte trop tard que c'était une personne toxique, qui se servait de la situation pour mentir auprès de mes proches à mon sujet. Je recevais des messages houleux sans comprendre pourquoi, alors quand l'occasion s'est présentée j'ai fouillé dans son téléphone et j'ai vu les horreurs qu'elle racontait sur moi et mes animaux. Elle déformait beaucoup de choses pour se faire passer pour une victime et me donner l’image d’un monstre. À ce moment là, j’étais encore sous traitement et je n’avais donc pas toutes mes capacités, j’étais seulement dans l’incompréhension… Elle a diffusé cela publiquement quand je l'ai mise dehors, après avoir découvert qu'elle allait même jusqu'à dire qu'il fallait qu'on me retire mes chiens pour maltraitance !

À cette période, je m’occupais d’un chien de la SPA en tant que famille d’accueil, que je voulais adopter. J’ai dû le ramener à cause de problèmes personnels et d’autres choses. J’étais au plus mal et je ne me sentais plus capable de l’assumer en plus de Veya : ayant toujours été très sensible à mon état émotionnel, elle allait elle aussi de plus en plus mal. Cela a généré un déferlement d'insultes et de menaces de mort en tout genre. J'en recevais des centaines. J'ai donc coupé mes réseaux sociaux pour me recentrer sur l’essentiel : ma vie réelle, mes proches, ma chienne Veya et tous ceux qui croyaient en moi pour continuer à lutter contre ma dépression.

Quelques mois plus tard, je suis revenue apaisée, sure de mes valeurs, et grandie de cette mauvaise expérience. Mais je sais que cette personne continue encore aujourd'hui à dire du mal de moi : je reçois régulièrement des messages de gens qui disent avoir entendu des choses, des captures d'écran aussi. Malheureusement je ne suis pas la seule à qui elle s'en est pris de la sorte. Donc faites attention... certains sont loin d'être bienveillants dans ce milieu. Tout le monde n'est pas sincère et certains se cachent derrière des apparences pour profiter du malheur des autres.

Mes chiens m'ont redonné confiance en moi. Ils m'ont permis de faire de nouvelles et merveilleuses rencontres en balades après mon déménagement… J'ai donc repris petit à petit confiance auprès des autres également. Aujourd'hui, grâce à eux, j’ai pu surmonter ma timidité et mon anxiété. Je participe à des événements animaliers où je peux partager nos aventures "en vrai », où j’arrive à prendre le micro face à un public, à assumer qui je suis face aux regards et jugements, ce que je ne pensais pas réussir à faire un jour après tout ce qu'il s'est passé pendant mon adolescence et sur les réseaux sociaux. Je ne les remercierais jamais assez... Et je remercie aussi tous ceux qui continuent de nous accorder leur confiance, leur bienveillance, qui nous suivent, qui m'ont soutenu et me soutiennent encore à ce jour.

Avec tout ça, j'ai vu le côté sombre du milieu canin, entre jalousie et diffamation, j'ai donc décidé de ne plus me lancer dans une carrière d'éducateur canin mais de privilégier la photographie. Je suis juste coach pour aider de temps en temps des personnes que je rencontre. Je suis mieux loin de toute cette tension émotionnelle que je ne tolère pas quand il s'agit d'êtres vivants, alors je continue mon chemin dans mon coin. Nous devrions tous œuvrer pour le bien-être animal, mais malheureusement certains n'ont pas les mêmes priorités et préfèrent la notoriété sur les réseaux sociaux, construite sur du vent…

Tu es également famille d’accueil pour des associations de chiens abandonnés/maltraités. Comment cela se passe ?

J'ai été famille d'accueil de mon propre gré. Je ne fais pas partie d'association, et vu l'attachement immédiat que j'ai eu pour Fitz ou le chien de la SPA que j'avais accueilli, je doute d’être émotionnellement capable de l'être. Cependant j'ai été bénévole à la SPA pour promener les chiens et aider un peu à leurs rééducation. Il suffit d'être majeur - je ne connais pas la réglementation pour les mineurs - de laisser sa carte d'identité, prendre une laisse, un chien en attente de sa famille, et c'est parti pour lui offrir du bonheur quelques temps pendant son calvaire au refuge ! N'hésitez pas à appeler les centres près de chez vous, il n'y a jamais assez de bénévoles.

C'est ainsi que j'avais rencontré le croisé border collie que je voulais adopter, mais comme je l'ai dit plus haut, je ne pensais plus être la famille qu'il lui fallait à ce moment là. Je regrette et culpabilise encore beaucoup aujourd'hui de cet échec. Mais je suis ravie qu'ils aient rapidement trouvé la famille qui lui convenait… peut-être grâce à ce que j'ai pu observer chez lui les quelques temps qu'il est resté chez moi ?


Tu pratiques le dog-dancing et les « tricks » avec tes chiens. Quelle est ta méthode ?

Le renforcement positif bien sûr ! Que ce soit pour les apprentissages de "show" ou même en éducation au quotidien. La base d'une belle complicité est la confiance, alors comment votre chien pourrait-il vous faire confiance si vous le forcez, ou ne faites que le disputer à chaque erreur ? Le principe est simple : il faut y aller étape par étape, à son rythme à lui, et ne pas hésiter à revenir en arrière si vous sentez que c'est trop compliqué. Ainsi je leur donne aussi confiance en eux, nous sommes un soutien mutuel, et chaque petite étape validée se célèbre comme une grande victoire avec des friandises et du jeu !

J'ai choisi cette activité par fascination. Voir ces binômes évoluer ensemble sur une musique, si synchronisés, si joyeux... Je ne m'en lasse jamais. Alors le vivre, c'est de vrais moments de bonheur. J'adore les voir réfléchir, activer leurs petits neurones, leur satisfaction quand ils y arrivent, leur regard qui pétillent et la queue qui remue quand ils entendent un « ouiiiiiiii ! ».

En plus de notre lien qui se renforce par cette activité - nous ne sommes pas encore au stade de dog-dancing, mais juste à l'apprentissage de "tricks" et de débuts d’enchaînements -, cela permet au chien de se dépenser mentalement, d'apprendre à se poser et à canaliser son énergie. Ce sont des petites choses qui servent ensuite au quotidien. Nous sommes souvent invités dans des salons animaliers et autres événements parisiens pour présenter cela lors des "instashow" : spectacle d’instadogs avec les maîtres et leurs chiens qui tiennent des comptes instagram canins.

J'avais commencé avec Veya mais vu son anxiété aléatoire, un jour elle sera au top, un autre trop stressée pour aller sur scène, j'ai préféré arrêter et laisser Fitz prendre la relève. Il assure déjà comme un chef malgré son jeune âge ! Nous profitons de ces événements pour faire connaitre ce type d'activité, promouvoir le renforcement positif, leurs bénéfices, et la diversité des races capables de le faire, autrement dit toutes !


Dirais-tu que Veya et Fitz te ressemblent sur certains aspects ?

Veya est mon double : elle a été une éponge à mes émotions. Elle est aussi instable que moi, un jour ça va, l'autre non, sans raison apparente... Elle sursaute à chaque bruit étrange aussi, elle aime se prélasser et ne rien faire, puis partir marcher pendant des heures, ou travailler (disons plutôt "jouer") pour de nouveaux apprentissages.

Fitz est différent de nous, il est toujours à l'aise partout, toujours content ! Mais il se pose sans souci pour dormir ou jouer dans son coin quand on ne peut pas lui accorder d'attention, ce qui est essentiel à obtenir pour des chiens aussi actifs. Quand quelque chose le surprend ou l'effraie, ce qui est très rare, il vient chercher du soutien vers moi tout comme Veya. À l'inverse, quand elle est stressée, il n'hésite pas à aller la chercher pour jouer et lui faire oublier ce qui la perturbe. Nous avons surtout une très bonne communication tous les 3, et nos différences font que l'on se complète.


Qu’est-ce qui t’as poussé à créer une page instagram pour tes chiens ? Que partages-tu avec ta communauté ?

J'avais commencé les réseaux sociaux avec facebook, mais avec le temps je me suis tournée vers instagram, plus facile à gérer depuis mon téléphone. Je cherchais des personnes avec qui partager une passion commune, ayant peu de passionnés d'animaux dans mon entourage.

Avec le temps on a commencé à s'intéresser à mes photos, à notre « travail » et à ce que je pouvais écrire quand j'avais besoin de m'exprimer sur certaines choses du milieu canin. Puis j'ai commencé à avoir des partenariats, des produits ou accessoires à tester pour mes chiens. J'adore ça ! Cela me permet de voir la diversité de ce que les commerces peuvent nous proposer. Surtout pour des artisans auto-entrepreneurs que j'aime soutenir quand leurs créations fait-main me plaisent : en général, et selon mes moyens, je préfère même acheter chez des petites entreprises locales pour vraiment les aider, plutôt que de recevoir quelque chose de gratuit.

Cela me tient à cœur d'utiliser instagram et ma petite notoriété pour donner des avis objectifs, conseiller et recommander le meilleur pour nos amis à 4 pattes. Aujourd'hui je suis devenue sélective sur les partenariats que l'on me propose, je ne manque de rien, mes chiens non plus… alors je ne vais pas accepter de contrats juste pour le plaisir de recevoir. Penser à ce que je peux offrir à ma communauté et leurs animaux est le plus important. Bien sur, je n'y fais pas que de la publicité ! Je partage aussi des vidéos de nos entraînements ou de nos petits spectables, de nos progrès, des articles que je trouve intéressants (sur les méthodes d'éducation, la vision de l'animal, de son bien-être...), des anecdotes du quotidien ou des événements auxquels nous participons.

Accordes-tu de l’importance à ce que tu achètes à tes chiens ?

Evidemment ! Il est important de proposer une alimentation adaptée au chien et à son type d'activité. Nous sommes aux croquettes sans céréales, et parfois rations ménagères, pour des raisons pratiques surtout car je n'ai pas encore vu comment je pourrais m'organiser et trouver le temps pour les passer au BARF même si je trouve cela plus sain. D'autant plus que nous avons des projets de voyages, de camping... Alors les croquettes sont plus simples à transporter et conserver.

Pour ce qui est des accessoires, la qualité et l'esthétisme vont de paire. Je dois être toquée, mais je préfère quand le collier/harnais et laisse sont assortis ! En ayant bien sûr vérifié au préalable la solidité et le confort pour eux. Après vient le côté pratique pour moi, mais je n'ai jamais été déçue de mes achats.

Je suis une fan de bandanas et de nœuds papillons pour les événements festifs. J'ai aussi des manteaux (pour les protéger de l'humidité et du froid), des vestes rafraîchissantes (pour l'été) et des chaussures (pour protéger les coussinets en cas de randonnées rocailleuses ou des sols salés en hiver). Enfin j’ai pas mal de petits goodies pour faire des shootings à thème : Noël, Pâques, Saint Valentin...


Si tu devais choisir ta pièce préférée parmi notre boutique, laquelle serait ta préférée ?

Difficile de choisir ! Je découvre la boutique et tout est magnifique ! Mais je pense avoir un coup de cœur pour le bandana triangle argenté. C'est peu commun comme effet, il est si joli et tout en finesse ! J'ai découvert la marque CHIEN-CHIEN grâce à une personne qui l'a partagée sur les réseaux sociaux, et étant une adepte du fait-main, j'ai directement été intéressée par ce qu'il y avait dessus.

Enfin, quel est le meilleur et le pire souvenir que tu aies avec tes chiens ? Ou la pire bêtise qu’ils aient faite ?

Le pire souvenir est le jour où j'ai récupéré Veya après sa stérilisation. Elle était très mal, elle a mis du temps à s'en remettre, cela m'affectait beaucoup aussi... Pour Fitz, c'est le jour où il est parti courser un chat… heureusement c’était dans un quartier calme. Il a juste traversé la rue, il n'est pas allé loin, mais ayant perdu 2 chiens à cause d'accidents, j'en suis restée traumatisée. C'est encore difficile pour moi d'accepter qu'on ne peut pas tout contrôler : j'ai maintenant le vertige et du mal à traverser des ponts ou à gravir des sentiers de montagne, comme si mon corps voulait faire abstraction des zones à risques.

Ensuite, difficile de choisir un meilleur souvenir, ils sont tous tellement précieux... Pour Veya, j'ai souvent eu les larmes aux yeux quand elle était à l'aise en ville ou en spectacle, en voyant que mon travail pour qu'elle se sente mieux pouvait vraiment l'aider. Même si c'est toujours très instable. Pour Fitz, sûrement le jour où mon compagnon m'a dit qu'il était d'accord pour qu'il reste avec nous. Savoir que je ne devais plus garder cette distance émotionnelle avec lui en attendant son départ a été un vrai soulagement. J'ai ainsi pu vraiment apprécier ses premières fois, les premiers pas, la première balade...

Tous ensemble, cela serait peut être nos premières vacances en Bretagne, le soir à la plage quand ils sont totalement libres de faire ce qu'ils veulent. En fait c'est ce que j'apprécie le plus dans la vie avec eux : avoir à ses côtés des animaux en liberté, qui choisissent eux-même de nous faire confiance, de rester près de nous avec joie, alors qu'ils pourraient aller n'importe où.

Je remercie de fond du coeur Emilie d'avoir partagé avec nous sa belle leçon de vie. Vous pouvez retrouver les adorables Veya et Fitz sur leur page instagram @the_malicollies ainsi que sur leur chaine youtube VeyaFitz Malicollie pour découvrir de nombreuses vidéos de leur croissance et de leurs spectacles !


Depuis peu, Emilie propose également un service de visio-coaching via Skype ou les réseaux sociaux afin de vous guider en instantané avec votre chien ! Initiation au clicker, apprentissage de "tricks", les bases du dog-dancing, conseils d'éducation... une manière innovante de vous aider à renforcer votre lien et de vivre en parfaite harmonie avec votre compagnon. Pour réserver une séance et en savoir plus, direction le compte @clicopattes ;)


La semaine prochaine, découvrez une interview exclusive de Selim et sa chienne Chiara, une chow-chow à l'histoire très étonnante !
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