INTERVIEW : Swan, la petite tornade sur roulettes

Avoir un chien handicapé, cela peut paraître effrayant et compliqué. Mais l'adorable Swan et sa maman Coralie nous démontrent avec tendresse et courage que c'est possible. Et même, cela ne change en rien, bien au contraire, au bonheur et à tout l'amour qu'un chien peut nous apporter ! Rencontre avec un duo extraordinaire.

Comme beaucoup d'entre vous, j'ai découvert Swan via les réseaux sociaux et son histoire m'a immédiatement beaucoup touchée. Pendant des mois, j'ai suivi son quotidien et quand j'ai appris que Coralie serait de passage à Paris en mai, je lui ai proposé une rencontre et une interview, afin de raconter le quotidien de Swan et d'en savoir plus sur cette petite chienne incroyable.


J'étais très excitée à l'idée de les retrouver toutes les deux. Et je peux vous dire que pendant notre shooting, Swan m'a beaucoup étonnée : elle était tellement vive, curieuse de tout, joyeuse et énergique ! C'était un vrai plaisir d'avoir la chance de la prendre en photo et de partager un petit moment avec elle. Aussi, je tiens sincèrement à remercier Coralie pour sa gentillesse et cette très belle rencontre, je ne suis pas prête de l'oublier...


Comment Swan est-elle arrivée dans votre vie ?

Ayant toujours vécus avec des chiens dans nos familles respectives, après 2 ans de vie commune, il est apparu comme une évidence pour David et moi de faire entrer un petit chien dans notre vie. Notre choix s’est porté sur la race du Bouledogue français car c’est celle qui semblait le mieux s’adapter à notre rythme de vie : gabarit moyen, vie en appartement, affectueux et joueur. C’est donc le 14 novembre 2013 que nous avons accueillis notre petite Swan. C’est chez des particuliers que nous l’avons récupérée, nous sommes d’ailleurs toujours en contact avec eux.

Swan est paralysée du train arrière depuis l’âge de 4 ans, peux-tu nous expliquer comment s’est arrivé ?

Tout a commencé le dimanche 13 août 2017, une date que l’on n’est pas prêts d’oublier…

À mon réveil, j’ouvre la cage de Swan, qui dormait déjà en cage depuis plusieurs mois suite à une première hernie discale. Je vais ouvrir la porte d’entrée pour qu’elle aille faire ses besoins, comme chaque matin. Il fait beau et chaud, je suis étonnée que Swan ne soit pas déjà à mes pieds ou dehors. Je la vois, toujours dans sa cage, en train de me regarder. Je l’appelle, pour qu’elle me rejoigne, mais elle ne bouge pas. Je vois dans son regard qu’elle veut venir, mais qu’elle ne peut pas. Je m’approche et je la trouve assise, les pattes arrières "retournées". Je comprend immédiatement qu’elle est paralysée. Je touche ses pattes arrières, cela confirme mes craintes : elles sont toutes molles… Là, c’est la panique : des cris, des larmes, des coups de téléphone… Swan est relativement calme, elle ne pleure pas et ne semble pas souffrir. Un Centre Hospitalier Vétérinaire (CHV) à 130km de chez nous accepte de nous recevoir - c’est un dimanche et le week-end du 15 août. On saute dans la voiture. Pendant le trajet, Swan fait caca dans sa cage, on ne comprend pas pourquoi, elle qui est propre d’habitude.

Il est 13 heures, nous arrivons enfin au CHV. Swan, fidèle à elle-même, est toute excitée, elle veut aller voir les autres animaux et les humains mais on doit la laisser en cage, elle pleure. Elle fait à nouveau caca dans sa cage. On a du mal à la calmer et à se calmer nous-même.

Après plus de deux heures d’attente, c’est enfin notre tour. Swan est auscultée, on nous annonce ce qu’on a déjà bien compris : elle est paralysée à cause d’une hernie discale. Stade 3/5 : c’est-à-dire, paralysie, mais avec réflexes profonds toujours présents. Le vétérinaire l’installe au sol pour voir comment elle se déplace. C’est le choc. C’est la première fois qu’on la voit se déplacer "en sirène", en traînant son train arrière. Étonnement, Swan semble bien vivre la situation, elle est toute excitée, elle veux jouer, elle explore toute la pièce. Le scanner est prévu pour le lendemain. Swan doit donc rester à la clinique, on la quitte le coeur très lourd.

Le lendemain, nous recevons un appel du chirurgien vétérinaire qui nous annonce que l’état de Swan s’est dégradé dans la nuit au stade 5/5 : la paralysie du train arrière est donc totale, elle n’a plus aucune sensation du milieu du dos jusqu’au bout des pattes arrières. Le scanner a révélé deux hernies discales. On nous demande l’autorisation de l’opérer : OUI ! Il nous est annoncé 70% de chance qu’elle retrouve l’usage de ses pattes. C’est parti pour une longue journée d’attente…

Dans la soirée, nous recevons finalement un appel du chirurgien. La chirurgie s’est déroulée sans complications, les hernies ont été retirées mais l’une d’elle était entourée d’un oedème important qui a considérablement comprimé la moelle épinière. Le pronostic du vétérinaire est déjà plus réservé. Il nous explique aussi que Swan n’urine plus du tout de manière autonome. Les objectifs pour les prochains jours sont donc qu’elle retrouve la sensibilité et la motricité de ses pattes arrières, et également, l’usage des sphincters de sa vessie afin qu’elle puisse de nouveau uriner normalement. Seul le temps nous le dira…

Les jours passent. Swan a besoin de repos, il est nous est donc déconseillé de venir lui rendre visite afin de ne pas la stimuler. Nous appelons alors deux voire trois fois par jour pour avoir de ses nouvelles. Les jours se suivent et les nouvelles sont les mêmes : Swan ne souffre pas, elle a le moral, et mange correctement – mais aucune amélioration quant à la paralysie et sa vessie, elle est vidangée plusieurs fois par jour. On ne comprend pas tout ce qu’il se dit, ce qu’il se passe, on se sent complètement désemparés : attendre, espérer et faire confiance, c’est tout ce que l’on fait.

Finalement, le jeudi 17 août, nous recevons enfin un appel du chirurgien. Le ton grave, il nous annonce que les chances que Swan marche à nouveau sont nulles, idem pour sa vessie et que nous allons devoir prendre une décision… "Euthanasie", ça y est, le mot est lâché. Je ne saurais pas vous décrire de façon assez juste la douleur que l’on a ressenti, le souffle coupé. Dans un dernier élan d’espoir, j’ai finit par lancer "et un chariot ?". Il a été surpris mais il nous a dit que oui, c’était possible. Nous avions déjà vu les fameux chariots sur des comptes instagram américains, nous ne savions donc pas du tout si cela existait en France. Deuxième question : "est-ce que Swan souffre ? ", il nous a confirmé que non, elle ne souffrait pas du tout et avait d’ailleurs un bon moral. L’espoir revient pour nous, le chirurgien vétérinaire le comprend et nous propose alors de rendre visite à Swan le lendemain.

Vendredi 18 août. Après plus d’une heure de route, nous arrivons au CHV à la fois impatients et stressés : dans quel état allons-nous retrouver Swan ? Après quelques instants d’attente à l’accueil, la voilà enfin ! Elle arrive dans les bras d’une auxiliaire vétérinaire qui la pose au sol et voilà notre petite Swan qui fonce dans nos bras avec sa démarche de sirène. A ce moment précis, c’est une évidence : Swan va rentrer à la maison et nous allons réussir tous les trois à gérer ce handicap. Des larmes, des bisous, des câlins, c’est le bonheur de se retrouver enfin. Fidèle à elle-même, elle part ensuite explorer toute la salle d’attente, demande à aller dehors… Mais Swan se fatigue rapidement et doit retourner se reposer.

Lundi 21 août, après 8 jours d’hospitalisation, Swan va enfin pouvoir rentrer avec nous. Nous sommes aussi heureux qu’inquiets. Nous rencontrons enfin pour la première fois le chirurgien vétérinaire, s’en suit un long entretien avec un récapitulatif de la situation, des examens, de la chirurgie et des suites opératoires. Mais surtout, nous discutons longuement du retour à domicile. C’est à ce moment également que le chirurgien se met en contact avec notre vétérinaire habituel qui est en charge de commander le chariot pour Swan. Ensuite, nous passons à la pratique : apprendre à vidanger la vessie. On nous apporte Swan qui est dans un tout autre état que quand on on l’a visitée quelques jours avant : elle est épuisée, somnolente, on remarque davantage ses plaies à la queue et aux pattes, elle dégage une forte odeur d’urine… C’est difficile de la voir comme ça. On essaie de ne pas trop se laisser déstabiliser et on apprend à la vidanger. Ça n’est pas facile, on a du mal à trouver la bonne technique, on s’en met plein les mains…

Le voyage en voiture est compliqué : Swan est dans sa cage, elle pleure, elle fait caca, elle s’en met partout, l’odeur d’urine est insupportable dans la voiture… Nous arrivons tant bien que mal à la maison. À peine avons nous passé le pas de la porte et posé Swan au sol, qu’elle fonce retrouver ses peluches, elle joue, elle est heureuse d’être rentrée. Nous devons même la canaliser car elle est très excitée, on a peur qu’elle se blesse. Nous passons l’après-midi au calme, on l’installe avec nous sur le canapé, ou bien dans sa cage que l’on rapproche de nous. C’est l’été, on l’accompagne dehors où elle aime se prélasser au soleil. Au milieu de tout ça, nous avons également géré plusieurs choses pratiques : prendre les mesures de Swan et les envoyer à notre vétérinaire pour qu’elle puisse commander le chariot, la nettoyer à l’aide de lingettes, et surtout nous avons fait des courses pour son confort et ses soins (couches, alèses, compresses, médicaments, gants, produit nettoyant intime, etc).

Le soir, nous avons rendez-vous chez notre vétérinaire. Elle nous confirme que le chariot est commandé, qu’il sera livré le lendemain à la première heure : une rapidité et efficacité incroyable ! Elle prend le temps de nous montrer à nouveau comment vidanger la vessie : elle est exceptionnelle et nous propose de venir tous les jours, autant de fois que l’on souhaite, jusqu’à ce que l’on soit à l’aise. Sa présence et sa disponibilité nous rassure beaucoup et nous en sommes encore aujourd’hui extrêmement reconnaissants.

Le lendemain, nous étions donc de retour chez notre vétérinaire pour récupérer le chariot. Nous avons installé Swan dedans : en quelques secondes elle a compris le fonctionnement et commence à se déplacer partout dans le cabinet. On l’a réellement sentie heureuse de pouvoir avancer facilement. C’est avec beaucoup de baume au coeur que nous sommes rentrés avec le chariot, prêt à commencer cette nouvelle vie.

Aujourd’hui, Swan semble très bien vivre son handicap. Comment cela se passe au quotidien ?

Effectivement, Swan vit très bien son handicap depuis le tout début. Au quotidien, ce qui est le plus important à gérer, c'est la vidange de sa vessie. Car depuis sa paralysie, Swan a une « vessie neurologique », c’est-à-dire, grossièrement, que le cerveau n’est plus capable de communiquer jusqu’à la vessie et donc de faire ressentir le besoin d’uriner et de faire une miction. C’est pour cela que nous devons, plusieurs fois par jour, vidanger la vessie de Swan en lui appuyant sur l’abdomen afin d’expulser l’urine. Nous sommes très rigoureux concernant cet aspect du handicap car les risques peuvent être importants, allant de la simple infection urinaire jusqu’à l’insuffisance rénale qui peut être fatale. Concernant ses selles, elle est désormais incontinente, la gestion autour de ça se résume à ramasser les petits paquets et très régulièrement laver les housses de ses lits et paniers.

Autre élément important à gérer au quotidien : prévenir l’apparition des plaies et les soigner si besoin. Du fait que Swan se déplace comme une otarie en trainant son train arrière, il est très fréquent que des plaies apparaissent sur ses pattes arrières. Avec son drag bag, des chaussettes ou des bottines nous protégeons l’apparition des plaies. Nous utilisons également plusieurs produits pour aider à cicatriser et faire des bandages le temps des soins.

Autre chose, nous passons beaucoup de temps à la porter : elle a toujours eu l’habitude de monter sur le lit, sur le canapé, et dans l’idée de ne pas changer ses habitudes malgré son handicap, nous devons maintenant la porter pour monter ou descendre du canapé, du lit, les escaliers, ou même quand elle est trop fatiguée en chariot. Nous utilisons d’ailleurs son chariot principalement pour les balades. Pour l’extérieur, on alterne également avec une poussette pour chien, qui lui permet de se reposer quand elle fatigue dans le chariot.

Concernant les aménagements à la maison, nous avons installé de nombreux tapis un peu partout car ils l’aident à se déplacer ; elle a tendance à glisser sur le carrelage. Nous avons également fait faire un porte-gamelles sur mesure afin qu’elle soit bien installée pour manger : la majeure partie du temps nous la faisons manger debout en l’installant sur ses quatre pattes et en gardant un oeil sur elle. Elle a assez de tonus pour tenir debout, cela lui permet de travailler son équilibre et également de maintenir une masse musculaire au niveau de ses cuisses. Enfin, malgré son handicap et avec tous ses aménagements, Swan n’a jamais eu de baisse de moral, elle a toujours gardé sa joie de vivre, son grain de folie et sa tendresse : elle est extraordinaire.

Comment décrirais-tu votre relation aujourd’hui ?

Nous avons une relation très très très fusionnelle. En un regard, j’arrive à comprendre ce qu’elle veut, comment elle se sent, etc. Effectivement, le handicap nous a contraintes à complètement réapprendre à communiquer. Ça n’a vraiment pas été facile au début, c’était déstabilisant, on ne se comprenait plus. Une chose aussi simple que lui apprendre à ne plus descendre seule du canapé, a pris plusieurs semaines… Aujourd’hui, elle attend au bord du canapé pour me faire comprendre qu’elle veut descendre, et si je ne suis pas dans la même pièce, elle couine pour que je l’entende et attend sagement que je vienne la faire descendre. Je la comprends, elle me comprend, elle est extrêmement intelligente et expressive. Son handicap n’est en rien un obstacle, je l’emmène partout ! Elle a toujours eu un caractère bien trempé, mais depuis son handicap elle tient à montrer à ses congénères que même à roulettes, c’est elle la chef ! Elle aime être le centre de l’attention quand il y a des humains. C’est peut-être étrange mais elle est drôle, et elle le sait, elle sait comment attirer notre attention en faisant des choses qui nous font rire, comme cacher ses peluches pastèque dans des endroits impossibles. Elle est très joueuse et a une joie de vivre débordante. A côté de ça, elle est aussi très câline, et toujours près de moi.


Quel est le meilleur souvenir que tu aies avec elle ?

Il y en a tellement… Mais le premier qui me vient en tête est sa première balade à la plage. Un peu moins d’un an après sa paralysie. Nous l’avons installée dans son chariot, sans laisse, elle a couru vers la mer, puis elle revenait vers nous, elle était tellement heureuse ! C’était un moment incroyable qui nous a confirmé encore une fois, que nous avons fait le meilleur choix pour elle.


Comment réagissent les gens quand ils rencontrent Swan ?

Alors déjà, c’est sûr que l’on ne passe pas inaperçus avec notre Swan dans son chariot rose !! La majorité des réactions sont positives. Nombreuses sont les personnes qui viennent nous interpeller pour comprendre ce qu’il est arrivé à Swan. Les enfants l'adorent également ! Ils trouvent son chariot rose rigolo. Mais bien sûr, il arrive que l’on entende des choses moins sympathiques comme "pauvre chien", "c’est quoi ce truc, quelle horreur". Mais 99% du temps, nous faisons de très belles rencontres ! Dernière anecdote en date, Swan a été reconnue sur la place du Trocadero à Paris ! C’est surprenant d’entendre des inconnus dire "eh mais c’est Swan des Animaux de la 8 !" ahah.


Dirais-tu que Swan te ressemble sur certains aspects ?

Absolument ! On a notre rythme, nos petites habitudes. Globalement, avec moi c’est très câlins, tranquille, calme, et avec son papa c’est plus manger, jouer, faire les fous. Et cela colle parfaitement à nos caractères respectifs.

Avoir un chien handicapé peut sembler effrayant et difficile au quotidien, quel message aimerais-tu faire passer à travers l’histoire de Swan ?

C’est possible ! Un chien - ou autre animal - peut vivre handicapé et heureux, et ses maîtres également. Aujourd’hui, cela va bientôt faire deux ans que Swan est handicapée, nous gérons parfaitement notre quotidien avec son handicap et d’ailleurs, nous "oublions" son handicap. Ce n’est un obstacle pour rien. Bien sûr, je ne peux pas cacher que les premiers mois ont été difficiles voire très difficiles par moment… On s’est posé de nombreuses questions. Mais aujourd’hui nous sommes très heureux et fiers, d’elle et de notre choix.

Une dernière chose que je souhaite ajouter et qui me paraît extrêmement importante : nous avons eu beaucoup de chance. En effet, Swan n’a pas eu de complications post-opératoires, elle a toujours gardé le moral, elle s’est adaptée rapidement à son handicap, nous avons été très bien entourés, et enfin, nous avons pu nous investir autant en terme de temps que financièrement. Tout ces facteurs ont permis que le retour à domicile de Swan se déroule bien. Mais, on a toujours gardé en tête que si Swan souffrait d’une manière ou d’une autre - physiquement ou psychologiquement - de cette situation, jamais nous ne lui aurions imposé cette vie. C’est pourquoi, jamais nous ne blâmerons les personnes qui, dans ce type de situation, doivent avoir recours à l’euthanasie : un handicap peut être mal vécu par l’animal, mais aussi, la gestion d’un animal handicapé demande beaucoup d’investissement de la part du maître (temps, argent) et tout le monde ne peut pas se le permettre. Chaque situation est différente et l’on ne se considère absolument pas comme des exemples à suivre, on souhaite juste montrer que c’est possible.

Qu’est-ce qui t’as poussé à créer une page instagram et un blog pour elle ? Que partages-tu avec ta communauté ?

Environ 1 mois et demi après la paralysie de Swan, un soir d’insomnie, je cherchais des conseils et astuces pour soigner ses plaies aux pattes. Je suivais alors plusieurs comptes instagram de chiens handicapés mais tous étaient étrangers et nous n’avons pas toujours accès aux mêmes produits de soins… Alors j’ai décidé de créer une page pour Swan, dans l’espoir de trouver des français dans la même situation qui pourraient me conseiller et aussi pour partager l’histoire et l’évolution de Swan. J’ai rapidement découvert qu’il y avait une grande communauté d’amoureux des chiens. J’ai commencé à partager une photo, puis une autre, et j’ai expliqué l’histoire de Swan. En quelques jours j’ai reçu des centaines de messages de soutien, c’était fou. C’était une période difficile, on était complètement perdus face au handicap et on a trouvé un soutien exceptionnel. Pour moi, cela a été totalement thérapeutique. Je ne cesserai jamais de les remercier pour tout ce qu’ils nous ont apportés et tout ce qu’ils nous apportent encore chaque jour, c’est indescriptible ce lien très fort qui s’est créé.

Il y a quelques mois j’ai décidé d’ouvrir un blog pour plusieurs raisons : tout d’abord, pour pouvoir répondre plus rapidement aux questions récurrentes que je reçois chaque jour : pourquoi Swan est paralysée ? comment fait-elle ses besoins ? quels produits de soins on utilise ? Mais aussi pour un aspect pratique car effectivement, j’ai déjà répondu à toutes ces questions sur des posts instagram, mais ils sont vites noyés dans la masse. C’est donc un nouveau lieu d’échange et de partage autour de nos amis à quatre pattes !

Avec notre communauté, j’essaie de partager au maximum notre quotidien avec Swan et son handicap, également nos bons plans shopping, mais aussi nos petites galères, comme les plaies à gérer. Enfin, toute cette aventure instagram nous a emmené plusieurs fois dans des évènements canins et à chaque fois, c’est un bonheur de pouvoir se rencontrer et partager de beaux moments avec nos toutous.


Accordes-tu de l’importance à ce que tu lui achètes ?

Absolument ! Swan a une collection d’accessoires et de vêtements assez impressionnante. Beaucoup de cadeaux de la part de notre incroyable communauté et également des achats que j’ai fait moi-même. J’adore qu’elle porte des accessoires originaux, rigolos parfois. Et il me semble qu’elle apprécie beaucoup ça ! Elle porte souvent du rose, qui lui va tellement bien avec son pelage fauve. Et oui, nous avons été jusqu’à customiser son chariot avec des roues roses et une plaque d’immatriculation avec son prénom, c’est joli, c’est rigolo, ça dédramatise l’image du handicap.

Aurais-tu un conseil à donner aux gens qui sont dans une situation similaire à la vôtre ?

Communiquer ! Notamment via les réseaux sociaux. Partager, discuter, échanger. C’est vraiment grâce à toute la communauté instagram que l’on s’en sort si bien aujourd’hui. C’est nos abonnés qui nous ont conseillés tel ou tel produit de soin, telles ou telles chaussures, telle ou telle poussette, etc. Vraiment, internet est un outil incroyable qui nous permet de partager si simplement, c’est essentiel.


Si tu devais choisir ta pièce favorite parmi notre boutique, laquelle serait ta préférée ?

Ah dur dur de choisir… Gros coup de coeur pour le panier tente en jean, hyper stylé et tout ce que Swan aime : pouvoir se glisser dedans ! Également, coup de coeur pour le manteau fausse fourrure rose et le manteau noué velours rose : c’est tout Swan, c’est rose, c’est girly, c’est chic et tendance.


Enfin, si Swan devait faire son profil sur un site de rencontre, quelle serait son annonce ?

« Swan, 5 ans, très girly, avec un caractère de bouledogue bien trempé ! Recherche âme-soeur qui aime les pastèques et avec qui je pourrais faire la sirène sur la plage. Accroche toi, je croque la vie à pleines dents et je ne suis pas facile à suivre sur mes roulettes roses ! »

Je vous invite grandement à suivre le quotidien incroyable de Swan sur son compte instagram @swanthefrenchfrenchie et sur le blog que Coralie a récemment lancé pour raconter plus en détails son histoire et les soins.


Encore une fois, un énorme merci à Coralie pour sa confiance. Cette belle leçon de vie se devait d'être partagée, et j'espère également qu'elle aidera les personnes qui seraient dans une situation similaire... Avec les chiens, tout est possible tant que l'amour est là.


La semaine prochaine, retrouvez Akimi et Ryuu, deux Shibas Inu qui cassent les stéréotypes sur leur race !
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