INTERVIEW : Mia, l'humaine dans un corps de chien

Nous connaissons tous le dalmatien, c'est une race iconique ! Malgré tout, il reste assez rare d'en croiser en vrai... J'ai eu la chance de rencontrer la belle Mia et ses maîtres Maeva et Rémi, afin d'en découvrir davantage sur son histoire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Mia est un sacré personnage !

Je dois vous avouer que j'ai moi-même eu un dalmatien quand j'étais adolescente, alors bien sûr j'étais tout particulièrement excitée à l'idée de retrouver Mia pour notre shooting ! Ce qui est vrai, c'est que les dalmatiens ont toujours un peu cet effet magique, ils sont si uniques...


Pour la première fois, j'ai reçu une interview écrite en duo par Maeva et Rémi, les "parents" de Mia, qui ont tous les deux grandis avec des chiens dans le sud-ouest de la France, avant de venir s'installer à Paris. La jolie Mia vient d'un refuge, et Maeva nous parlera notamment de son adoption et de son expérience en tant que famille d'accueil. Mais surtout, vous allez voir que Mia est un véritable clown au caractère bien trempé ! Je vous invite aussi à ne pas manquer la liste croustillante de toutes ses pires bêtises... un vrai roman, qui se termine bien, heureusement.


Comment Mia est-elle arrivée dans ta vie ?

Maeva : Avoir un chien à la maison me manquait beaucoup à Paris, mais je voyais mal comment assumer un chien à plein temps pendant mes études. J’ai donc commencé à garder toute sorte de chiens pendant les vacances et weekends de leurs familles, puis comme je voyais que je m’en sortais plutôt bien, j’ai décidé de devenir famille d’accueil.

Mia est arrivée un peu par hasard il y a près de 3 ans. Elle avait 2 mois et demi lorsqu’une association un peu débordée que j’avais dépannée pour garder quelques jours un chien compliqué - qui m’avait ravagé l’appartement - m’a demandé si je pouvais prendre un chiot en famille d'accueil.

Ce n’était pas du tout dans mes projets, je ne pensais pas avoir l’environnement nécessaire pour qu’un chiot s’épanouisse, ni avoir un rythme de vie compatible. L’association m’a dit que ce serait toujours mieux pour un chiot d’être chez moi, même avec mes longues journées de travail, plutôt que d’être en cage dans un coin sans personne. C’est vrai qu’à la réflexion, ça ne pouvait pas être pire, donc j’ai accepté. Ensuite, il n’a pas fallu bien longtemps à Mia pour me convaincre : 2 mois plus tard, elle était adoptée. C’est là qu’elle a pu commencer sa série de bêtises tranquille (cf plus bas) !


Rémi : Maeva avait déjà adopté Mia depuis quelques mois lorsque je l’ai rencontrée. J’adore les chiens et Mia est particulièrement expressive et attachante... J’ai donc pris le package complet.

Beaucoup de gens sont un peu craintifs à l’idée d’adopter en refuge, qu’en penses-tu ?

Maeva : Personnellement, je tenais absolument à prendre un chien en refuge ou en association. C’était important pour moi de donner une seconde chance à un animal qui avait eu des débuts difficiles. Evidemment, ce n’est pas toujours facile de faire oublier un passé parfois très lourd à gérer, c’est pour ça qu’il est important d’être bien conseillé sur le caractère de l’animal que l’on adopte, afin d’être sûr d’être compatible et d’éviter une mauvaise expérience. De ce point de vue, être famille d’accueil est un très bon compromis. Cela permet de se découvrir et de prendre ses marques, puis d’aviser.

En ce qui concerne Mia, on m’a expliqué qu’elle était « en trop » dans un élevage pas très sérieux de dalmatiens. Elle s’est luxée la patte, et l’éleveur s’est déchargé d’elle et de plusieurs chiots auprès de l’association qui me l’a confiée. Au final, elle a été plutôt chanceuse dans sa mauvaise expérience, puisque les choses se sont vite arrangées pour elle.

Il n’empêche que le fait d’avoir été négligée et délaissée l’a quand même marquée : elle réclame constamment l’attention des gens, elle s’inquiète d’être abandonnée, elle est hyper nerveuse si on la fait garder, sauf par quelques personnes qu’elle connait vraiment très bien.


Que dirais-tu du caractère de Mia ? Est-il représentatif du dalmatien ?

Maeva : En fait, je ne connaissais pas les dalmatiens avant Mia, cela a donc été un peu le baptême du feu. On entend que les dalmatiens sont des chiens très sensibles, hyper têtus et hyper actifs, et que leur éducation demande beaucoup de pédagogie et de patience. On confirme que cela colle bien avec Mia !

Cela n’a pas été facile tous les jours, mais à force de persévérance et avec le temps, tout ce que l’on a investi dans son éducation a fini par payer. Mia est très joueuse, elle connait pleins de petits tours pour briller en société. C’est aussi un incorrigible glouton. La nourriture, c’est sa passion, voire son obsession.

Elle a également un gros coté Madame Caprice : elle ronchonne quand elle en a marre, qu’elle a froid ou plus généralement que quelque chose l’agace. Elle boude quand elle est contrariée ou qu’elle s’est sentie délaissée : on ne s’en tire pas comme ça lorsque l’on part en weekend sans elle... Elle insiste lourdement pour avoir un siège dans les bars, trains ou voitures et s’assoit comme un humain une fois qu’elle est arrivée à ses fins. Elle aime qu’on la borde pour dormir, et elle n’hésite pas à faire lever Rémi jusqu’à ce que le travail soit bien fait. Puis, en bonne parisienne, elle s'agace si les gens ne vont pas assez vite dans le métro, elle est pressée d'aller au parc, il faut doubler, vous comprenez.

Pour résumer, elle est surtout très gentille, hyper expressive et très princesse... ce qui est très amusant au quotidien.


Rémi : Je ne connaissais pas non plus les dalmatiens. Leur caractère est vraiment particulier. Je dis « leur » car il nous est arrivé de rencontrer d’autres maîtres de dalmatiens nous décrivant exactement le comportement que celui de Mia. Ils sont très intelligents et parviennent effectivement souvent à vous faire lever pour les border.

Comment décrirais-tu votre relation aujourd’hui ?

Maeva : Aujourd’hui on a trouvé notre équilibre, même si Paris est loin d’être la ville idéale pour avoir un chien. Mia est beaucoup plus sereine et disciplinée, donc on peut vraiment l’emmener partout avec nous ou à l’inverse la laisser à l’appartement sans s’inquiéter de l’état dans lequel on va le retrouver.

En semaine, on la sort matin et soir, et elle passe ses journées en bonne compagnie avec @doggy_guardians_paris. Myrrha et Tim viennent la chercher dans la matinée et nous la ramènent en fin de journée. Ils s’occupent d’elle à merveille et cela lui permet de cohabiter avec d’autres chiens.

Dès que l’on a l’occasion, on l’emmène courir. Elle adore les pelouses de Montmartre et le parc à chien improvisé au bord du Canal Saint-Martin. Je l’emmène souvent faire des footings à la Villette ou aux Buttes Chaumont. Les weekends où l'on a un peu plus de temps, on l’emmène au Parc de Sceaux qui est hyper bien aménagé pour les chiens.


Rémi : Mia se considère comme un membre de la famille à part entière. Elle a pleinement conscience de l’importance de sa place. Comme le dit Maeva, Paris n’est vraiment pas adaptée pour les chiens mais Mia est un véritable chien de ville. Elle adore Paris et ses quartiers (10ème et 18ème). Au final, elle s’adapte très bien à nos rythmes de vie et trouve toujours son compte de bons moments.


Le dalmatien est un chien iconique, comment réagissent les gens dans la rue en vous voyant ?

Maeva : C’est vrai qu’elle a pas mal de succès, et elle en joue beaucoup ! Elle adore se faire remarquer des gens que l’on croise et dire bonjour aux inconnus, comme si c’était de grands amis de longue date.

Si on l’emmène avec nous dans un bar, passées les 5 premières minutes de repérage des lieux et s’il n’y a pas de distribution de cacahuètes à espérer, elle boude notre table et se lance dans une quête du regard d’une "nouvelle famille" plus intéressante pour la soirée. Le pire, c’est qu’elle arrive toujours à attirer des gens et à s’inviter à une autre table en quelques battements de cils.


Rémi : Pour ma part, même après plus de 2 ans auprès de Mia, je suis toujours aussi étonné du succès qu’elle a auprès des gens. Certains agissent comme s’ils avaient vu une licorne. On nous demande tous les jours s'il est possible de la caresser ou de la prendre en photo : c’est là que l’on se rend vraiment compte de l’image très iconique du dalmatien. Bien sûr, il y a les inévitables références au dessin animé mais très souvent on entend dire « c’est vrai qu’on en voit plus trop de nos jours, ils sont rares ». C’est peut-être cette forme de rareté qui accentue l’attention des gens pour Mia. Elle en a conscience et adore ça.

Tu m’as confiée que Mia a fait beaucoup de bêtises, tu as quelques anecdotes ?

Maeva : Alors dans ce rayon, la liste est bien longue !

On ne va pas revenir en détails sur le douloureux épisode où Mia ravageait méthodiquement l’appartement à chaque fois que je la laissais, en sélectionnant bien spécifiquement tous mes objets les plus chers. Cela a duré plusieurs mois, et on est bien contents d’avoir réussi à mettre ça derrière nous. Mais précisons quand même qu’elle a été jusqu’à avoir la bonne idée de s’enfiler le contenu de ma trousse de toilette (dont un échantillon de mon parfum et un reste de tablette d’ibuprofène) de rage, après mon départ et avant l’arrivée du dogsitter. Bilan : plus de peur que de mal, mais tout de même une bonne semaine pour tout évacuer et plusieurs visites chez le vétérinaire.

En fait, de façon générale, ses bêtises les plus emblématiques ont souvent faillies lui coûter la vie : il y a eu la fois où elle a fait un énorme "bad trip" car elle avait réussi à dénicher de l’herbe habilement planquée par un dealer sous un buisson. Bilan : elle est passée à deux doigts de l’hospitalisation, mais après quelques piqûres et 24h en PLS, ce n’était plus qu’un mauvais souvenir.

Il y a eu la fois où elle a réussi à dénicher de la mort aux rats dans le métro. Bilan : analyses sanguines et traitement de plusieurs semaines bien coûteux, mais on s’en est tiré haut la main.

Il y a aussi eu la fois où elle s’est empalée à pleine vitesse sur un bâton qu’on lui avait naïvement lancé. Bilan : plus de peur que de mal également, mais elle s’était quand même perforé l’amygdale, qu’il a fallu recoudre sous anesthésie générale, un dimanche soir, à 20h. Donc maintenant, on joue à la balle.

Enfin, pour finir sur des évènements moins dramatiques : un week-end, on l’a emmenée courir sur la plage en Normandie, elle a détalé, en courant comme une folle d’une personne à l’autre et en arrosant copieusement de sable leurs serviettes dans ses dérapages. Une de ses victimes s’est levée pour secouer sa serviette, elle s’en est aussitôt emparée. On avait envie de disparaitre.

On garde aussi un bon souvenir du jour où elle a sauté dans le canal du Parc de Sceaux et qu’il a fallu aller la repêcher.


Rémi : J’aime beaucoup que l’on nous pose cette question car on pourrait écrire un livre avec toutes ces histoires… Maeva oublie la fois où elle a sauté d’une terrasse de 4 mètres de haut, sans aucune raison autre que celle de vouloir courir partout comme une dératée.

Mia n’a jamais fait de bêtise chez moi, je tiens à le préciser puisqu’on me donne l’occasion de m’en vanter. Bien sûr, maintenant que nous habitons tous ensembles, je ne suis plus à l’abri d’une surprise. Mais elle n’en a fait plus aucune dans l’appartement !

Dirais-tu que Mia te ressemble sur certains aspects ?

Maeva : Mia est une boudeuse. D’après Rémi, c’est un trait de caractère qu’elle aurait développé en s’inspirant de moi, mais on attend toujours l’étude américaine qui le confirme.


Rémi : Je pense qu’elle ressemble plus à Maeva, mais il m’arrive de rester à rien faire dans l’appartement et elle semble beaucoup apprécier ce programme... Parfois on dirait deux potes. Elle aime la bière également, cela nous fait un point commun.


Qu’est-ce qui t’as poussé à créer une page instagram pour elle ? Que partages-tu avec ta communauté ?

Maeva : L’idée de la page instagram est venue en plaisantant du succès qu’elle rencontre dans la rue, et du nombre de photos d’elle qui commençait à saturer la mémoire de nos téléphones. On s'est dit que c'était l'occasion de partager ses meilleures têtes et tout ce qu'elle nous fait subir au quotidien.


Rémi : Pour être honnête, ce compte instagram était surtout une idée très second degré au départ. Mais au final, avec quelques belles photos, nous avons réussi à le faire décoller petit à petit et même à recevoir des goodies dont Mia est évidemment preneuse.


Accordes-tu de l’importance à ce que tu lui achètes ?

Maeva : Mia est hyper gâtée... au point que lorsque l’on reçoit un colis, elle peut se précipiter et nous poursuivre dans l’appartement en couinant qu’on ne le déballe pas assez vite parce qu’elle est persuadée que c’est pour elle ! Elle a tout un tas de laisses de couleurs et longueurs différentes, un harnais de course à pied, un harnais anti-traction... mais ce qui l’intéresse, ce sont surtout ses peluches et ses jouets. Elle en a une caisse bien remplie, dans laquelle elle va sélectionner ce qui lui plait selon l’humeur. Il faut renouveler le stock assez fréquemment car elle a pris pour habitude de décapiter ses peluches et de les vider de leur substance sur le parquet du salon. Pas de panique.

Ses croquettes sont aussi choisies avec soin, car c’est un chien qui se dépense beaucoup et qui a besoin d’une alimentation équilibrée.


Rémi : Je laisse Maeva se charger de tout ça. Mia a presque plus d’affaires que moi, pour vous donner une idée. Mais blague à part, c’est vrai qu’elle se dépense beaucoup donc il faut de la nourriture et des accessoires de qualité.

Si tu devais choisir ta pièce favorite parmi notre boutique, laquelle serait ta préférée ?

Le t-shirt noir gaufré ou le manteau en velours noir, que Mia serait ravie de porter dès que le temps se rafraichit !


Enfin, si Mia devait faire son profil sur un site de rencontre, quelle serait son annonce ?

« Mia, jeune dalmatien hyper actif recherche un partenaire de jeu : chien, humain ou même robot pour ne jamais s’arrêter. Très attachante, très ouverte, portant peu d’intérêt à votre statut socio-professionnel, il vous suffira d’avoir une balle ou de la nourriture pour que votre profil m’interpelle. PS : à tous les forceurs mâles, je grogne si vous tentez la moindre approche non consentie. »



Je remercie Maeva et Rémi pour cette interview que j'ai vraiment adoré lire, et pour le sympathique moment que nous avons passé ensemble ! Si vous avez vous aussi envie de suivre le quotidien sportif et déjanté de Mia, filez sur son compte instagram @miathedalmatian ;)


Pour l'article de la semaine prochaine, j'ai eu la chance de rencontrer l'inimitable Jean Louis et son maître Jérémy, qui vous réservent un shooting et une interview totalement décalés...
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